Un tour d’horizon sur l’éducation à l’orientation dans les autres pays !

Les 8 et 9 novembre le CNESCO et le CIEP organisaient une conférence de comparaison internationale sur l’éducation à l’orientation.

Le sujet est d’actualité en France avec la réforme du lycée qui veut en finir avec les 3 années de lycée perçues comme un cycle terminal et beaucoup moins comme une étape de préparation aux études supérieures.

L’orientation qui peut encore se limiter à un conseil ponctuel devrait  de plus en plus évoluer vers un processus d’accompagnement sur une longue période.

Comment se passe l’orientation scolaire et professionnelle dans d’autres pays ?

Allemagne : elle commence très jeune (dès 10-11 ans pour la majorité des Landers (régions)) par le choix d’1 filière parmi 5. Celles ci proposent différents types d’enseignement. De nombreuses passerelles existent ensuite. Il n’y a pas une personne désignée pour aider au choix de cette orientation. Les enseignants coordinateurs, l’agence locale pour l’emploi, des réseaux d’entreprise en lien avec les écoles, des stages dans des établissements d’enseignement supérieur participent à l’élaboration du projet d’orientation du jeune.

Angleterre où l’école est obligatoire jusque 18 ans, le choix est également précoce puisque le jeune anglais a fait un 1er choix de disciplines à 16 ans. L’Angleterre s’est intéressée au développement des aspirations des jeunes de milieu défavorisé avec le programme Aim Higher qui permet de découvrir très tôt ( dès la 4ème-3ème) l’université avec des stages d’immersion de 4 à 5 jours, et des rencontres avec des enseignants universitaires, des découvertes d’entreprises locales … Ce programme porte ses fruits et la France a entamé une démarche similaire avec Demo Campus.

Dès le primaire en Angleterre, les parents sont sensibilisés à l’orientation.

En Australie : les choix d’orientation se font souvent vers 16 ans et ils sont très ouverts : le choix porte sur des disciplines et non des filières. Ce choix de disciplines est bien entendu ensuite déterminant pour le choix d’études supérieures.

En Corée du Sud, l’orientation commence dès le primaire avec 1h/semaine. C’est une discipline obligatoire avec des enseignants spécialisés. Il existe beaucoup de liens entre l’école et l’entreprise avec un semestre libre de découverte de la vie professionnelle, des entretiens avec des professionnels, l’acquisition de compétences utiles à la vie professionnelle.

Au Danemark des plans de formation sont mis en place dès 16 ans suite à des travaux de réflexion menés par les jeunes. Ce sont les enseignants qui ont cette charge à la place des anciens centres municipaux d’orientation qui ont été dissous.

Au Québec, l’éducation à l’orientation propose des cours d’orientation dispensés aux jeunes après l’âge de 12 ans. Les accompagnateurs sont les conseillers d’orientation (installés dans les établissements), le personnel de « l’information scolaire et professionnelle, les enseignants « d’éducation au choix de carrière » et les responsables de « l’aide pédagogique individuelle ». l’éducation à l’orientation est intégrée aux disciplines. Mais le bilan est mitigé parce que les enseignants se sentent acculés, et les conseillers d’orientation sont moins nombreux.

 

L’éducation à l’orientation commence tôt !

Les logiciels GPO sont une réponse aux questions que les jeunes se posent sur leur orientation en proposant des questionnaires variés, des modules de découverte des métiers et de formations. 

Le 22/11/2018

Un tour d’horizon sur l’éducation à l’orientation dans les autres pays !